Outil logiciel pour Energy Manager

Quel outil logiciel pour un Energy Manager?


Les critères impératifs de choix d'un SME

Auteur : MIV Team Date : 31/07/2017 Categorie : Management Energétique

Le métier d’Energy Manager est relativement récent, son apparition depuis quelques années dans les entreprises est en forte progression suivant ainsi l’évolution des besoins de « management énergétique ». Les outils à sa disposition doivent être pertinents, en particulier le Système de Management Energétique sur lequel il pourra s'appuyer à chaque instant.

l'Energy Manager

Son rôle

Son rôle est central dans la façon d’appliquer la stratégie environnementale de l’entreprise, mais alors quels sont réellement ses rôles ? Quel type de moyens faut-il attribuer à ce nouveau poste pour être efficace ?

D’un point de vue général, on peut isoler les activités principales suivantes :

  • Animation du groupe SME
  • Analyser et identifier les sources des progrès qui seront ensuite proposer au comité ISO50001 sous forme d’action (on fait quoi ? comment ? ça coûte combien ? Et en étant plus concret ça peut rapporter combien ?)
  • Suivre les actions énergétiques avec résultats effectifs en termes KWh gagnés et ROI financier
  • Effectuer de la sensibilisation auprès des usagers (règles de bonne conduite, formation, etc.) mais aussi récupérer les bonnes idées venant du terrain
  • Gérer les intervenants extérieurs (visiteurs, audits, etc.)
  • Négocier avec les fournisseurs au niveau des achats et contrats d’énergie.
  • Et autres …

En résumé, c’est un rôle transversal, complet qui mélange un savoir technique et un savoir-faire collaboratif relationnel. En effet, l’animation d’un SME, la relation avec les usagers, les fournisseurs et les intégrateurs fait partie intégrante du poste.

L’outil de Système de Management Énergétique

Qu’attendre d’un logiciel de management énergétique ? Quelles sont les fonctionnalités que l’on peut (ou doit) retrouver ?

Si le logiciel doit être le couteau suisse de l’Energy Manager lui permettant de s’exprimer pleinement, est-il en mesure de faire des traitements avancés ? de proposer une méthodologie complète ? d’avoir les données dans le bon format ? Que ces dernières apportent une réelle plus-value pour l’Energy Manager ? sous peine de passer son temps à manipuler des données informatiques, ce qui n’est pas son métier.

Au sein de cet article, nous verrons quelques fonctionnalités qui nous semblent importantes pour ce métier.

Nous pourrons également constater que la vision simpliste d’une « gestion énergétique » avec des synthèses mensuelles de consommation est un leurre et perdure encore aujourd’hui avec certains produits.

Nous avons une expérience en tant qu’éditeur logiciel d’historian technique de plus de 15 ans et un développement R&D continue de plus 7 ans dans le domaine énergétique afin de comprendre et anticiper les besoins pour ce nouveau métier d’Energy manager, et il reste encore à faire malgré cette maturité par ce les besoins et les usages évoluent en permanence.

L’analyse Technique

Premier point, il faut pouvoir analyser le comportement TECHNIQUE d’un équipement de façon individuel. C’est souvent par la compréhension de comment fonctionnent mes équipements que je pourrais définir une action de progrès et de réglage.

L’Energy Manager doit disposer d’un outil souple (sans intervention informatique) pour créer ses propres vues d’analyse en fonction de son besoin du moment, ce qui n’est pas forcement préétabli. Certaines choses peuvent être préparé (nous appelons ça un catalogue de vues de base), et d’autres sont liées à l’analyse en elle-même.

Exemples simples :

  • Suivre un compteur électrique de consommation avec le démarrage d’un atelier (notion de pic)
  • Contrôler le fonctionnement d’une centrale traitement d’air CTA (consigne, réglage, température)
  • Contrôler un débit d’eau ou d’air au travail au repos
  • Contrôler la température d’un bureau
  • ...
Note...
Certaines de ces fonctionnalités sont disponibles au niveau du superviseur GTC/GTB, mais ce n’est pas toujours le cas lorsque chaque superviseur est différent. Il est donc difficile, voire impossible de faire de l’analyse dessus. Un système de management énergétique bien conçu peut directement lire les capteurs dans les équipements et avoir un rôle d’hyperviseur mono ou multi sites.

Exemples plus avancés :

  • Contrôler si un équipement est surdimensionné ou sous dimensionné (notion de calcul avec une courbe monotone)
  • Auto comparer une consommation sur 7 jours pour mesurer le talon de consommation (travail/repos)
  • Faire la signature énergétique de consommation par rapport à une température extérieure (notion de signature Fx selon le DJU)

Le contrôle automatique sur les données

Un Energy manager doit fournir des calculs, des rapports et autres Dashboard, alors comment effectuer ces tâches s’il y a un doute sur la qualité des données ?

D’un autre côté, Pourquoi ces données seraient elles altérées si le système est fiable ? Tout simplement parce qu’elles sont fournies par différents équipements, suivant différents protocoles, par différents fournisseurs, ce qui apporte de la complexité et de la fragilité à l’installation.

Exemples de PB techniques relativement courant :

  • Un compteur défectueux est remplacé, mais son index sera incohérent.
  • Des travaux occasionnent des coupures, et il n’y aura pas d’enregistrement
  • La maintenance informatique coupe le serveur pendant 2h
  • ...

Autres exemples plus difficiles à dé